Antoine

Antoine
La disparition d'Antoine, 6 ans et demi, a été signalée par sa mère le soir du jeudi 11 septembre. La jeune femme de 23 ans a expliqué être sortie au restaurant avec son compagnon, laissant le petit garçon à la maison. C'est à son retour qu'elle dit avoir constaté sa disparition. Elle a précisé que l'enfant a disparu avec un sac et des biscuits. Antoine n'est en effet pas retourné à l'école depuis le jour de la rentrée. A cause d'une gastro-entérite, affirme sa maman, sans pouvoir fournir de certificat médical, puisqu'aucun médecin n'a vu l'enfant. Une version que les enquêteurs tentent de corroborer. Jusque là en vain.

Des moyens exceptionnels

Aucun témoignage ne venait corroborer les explications fournies par la mère d'Antoine, personne n'affirmant avoir vu le garçon depuis le 2 septembre. "Nous n'avons aucun témoignage crédible de personnes ayant vu l'enfant depuis le jour de la rentrée des classes", se lamentait ainsi dimanche le procureur de la République. Mercredi, un troisième témoignage est venu s'ajouter à deux autres, qui affirmaient avoir aperçu le garçonnet, seul, le 2 septembre vers 23 heures et le 3 dans l'après-midi. Mais entre le 6 et le 11 septembre, personne, a part la mère et son concubin, n'a vu Antoine.

Sur la base des affirmations de la mère, la thèse de la fugue avait dans un premier temps été privilégiée, et un hélicoptère doté d'une caméra thermique envoyé à la recherche d'Antoine. Le petit fugitif présumé restant introuvable jusque dans les gares, le dispositif a été renforcé et la cellule d'enquête augmentée d'une quarantaine de gendarmes, qui font depuis mardi du porte à porte, à la recherche de témoignages. Les équipes cynophiles, elles, fouillent les caves, pendant que deux plongeurs supplémentaires participent à l'exploration des bassins, trous d'eau et gravières des environs. Mercredi, quatre spéléologues ont même été appelés en renfort afin de sonder les souterrains de la ville, dans lesquels le jeune garçon aurait pu s'égarer.

"Nous fermons des portes"

Les enquêteurs ne disposent pas plus de témoignages fiables que d'indices matériels. Les recherches s'étaient concentrées mardi sur le proche entourage d'Antoine: sa mère, son compagnon et le propriétaire du restaurant où la jeune femme travaillait. Mercredi après-midi, les gendarmes ont mené une nouvelle perquisition dans l'appartement et dans la cave du concubin de la mère d'Antoine. Samedi dernier déjà, des perquisitions avaient été menées, des ordinateurs et des papiers personnels saisis au domicile du propriétaire du restaurant le "Bon Croûton", considéré comme un "proche". Sans résultat. Des démarches nécessaires selon le procureur: "Si pour certains, il est désagréable d'être à nouveau entendus ou de subir de nouvelles perquisitions, c'est l'assurance pour eux que nous fermons des portes et à terme d'une éventuelle mise hors de cause", a ainsi précisé mardi soir le procureur de la République de Clermont-Ferrand.


Jeudi, un nouveau témoignage est venu s'ajouter. Il s'agit de celui d'une jeune fille de 16 ans, baby sitter occasionnelle de l'enfant, qui a rendu visite aux parents d'Antoine le 8 septembre. Elle aurait remarqué que le garçonnet était absent du domicile familial, et a selon ses dires été menacée par le compagnon de la mère d'Antoine. Un témoignage qui "n'apporte pas grand chose" selon le lieutenant-colonel Palayer: il "n'est pas neutre, il n'est pas inintéressant mais il n'y a pas d'élément déclencheur qui va permettre de résoudre l'enquête". L'inquiétude, elle, continue d'augmenter au fil des jours. Si le témoignage apporte un élément nouveau, Antoine reste introuvable, et l'incertitude la plus complète plane toujours sur les conditions et les motifs de cette disparition. Pas de quoi rendre le procureur optimiste. Jean-Yves Coquillat annonçait mardi soir que, sauf "coup de chance", il n'attendait pas "d'avancées dans les prochains jours". Pour mener cette enquête "longue et difficile", le magistrat a nommé un deuxième juge d'instruction.

La gendarmerie d'Issoire est joignable au 04 73 89 80 80. Antoine mesure 1,10 m pour 19 kg. Il est vêtu, selon sa mère, d'un pantalon bleu de type treillis, d'un T-shirt blanc, d'un pull bleu clair, d'une veste marron et de chaussures Nike rouge, noir et argent.

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 16:56

Modifié le mercredi 19 novembre 2008 15:57

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La mère d'Antoine, le garçonnet de six ans disparu le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), est "excédée". Excédée qu'on la soupçonne d'être mêlée à la disparition de son fils. Excédée que les enquêteurs se soient focalisés sur elle au lieu d'enclencher le plan national 'Alerte enlèvement.


"La vérité la voilà: mon fils, je l'aime. Il me manque." Pour la première fois depuis la disparition de son fils, signalée le 11 septembre à Issoire (Puy-de-Dôme), la mère du petit Antoine, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette, clame son innocence. "C'est ignoble de prétendre que je n'ai pas de chagrin, que je me désintéresse de son sort que je pourrais couvrir quelqu'un qui aurait pu lui faire du mal", lâche la jeune femme de 23 ans dans les colonnes de La Montagne de samedi. Entre jeudi et vendredi, elle a passé 28 heures en garde-à-vue avec son concubin, ainsi que six autres proches du "cercle familial". A l'exception du conjoint de 29 ans - finalement écroué dans le cadre d'une autre affaire, relative à un trafic de stupéfiants - tous ont été relâchés jeudi sans qu'aucune charge n'ait été retenue contre eux. Et sans que l'enquête n'ait avancée d'un pouce.

"Antoine, je l'ai eu à 16 ans. Je l'ai allaité. Je l'ai élevé", poursuit-elle, dans le but de rétablir a vérité. "D'accord, j'ai fait six mois de prison. Mais les conneries c'est fini!", affirme cette mère qui se sent "excédée" et "ulcérée" qu'on la soupçonne d'être pour quelque chose dans le disparition de son fils. "Maintenant j'ai un boulot, un appartement. Antoine n'a jamais manqué de rien." Le soir de sa disparition, Alexandrine Brugerolle de Fraissinette raconte qu'"Antoine n'a pas voulu venir au restaurant" avec le couple. Ils lui ont alors "branché le lecteur DVD" et son partis. Cela ne leur posait pas de problème car "ce n'[était] pas la première fois qu'il se gardait seul". Le garçonnet de six ans "est un petit démerdard". Mais quand ils sont revenus, Antoine "n'était plus là". Ils l'ont "cherché puis [ont] prévenu les gendarmes".

Les recherches entreprises jeudi suspendues

Depuis, les investigations piétinent. Les recherches qui avaient été entreprises jeudi au sud-est d'Issoire ont même été suspendues, vendredi, faute d'indice probant. Un étang, puis un bois situés à Vernet-la-Varenne ont pourtant été passés au peigne fin. Mais pas de trace du petit Antoine. "Pourquoi n'a t'on pas enclenché le plan national 'Alerte enlèvement'", s'insurge sa mère, qui voudrait voir des photos de son fils "partout", et sentir qu'on le recherche activement. "Cela fait 15 jours qu'Antoine a disparu, sa photo n'est nulle part. A croire qu'on ne le cherche plus!", s'indigne-t-elle. Alexandrine Brugerolle de Fraissinette s'est constituée partie civile pour tenter d'accélérer le processus.

Antoine a-t-il été enlevé? A-t-il fugué? Sa mère, qui ne croit pas à cette hypothèse - "ce n'est pas son genre" - raconte néanmoins qu'il était "contrarié" ces derniers temps, notamment du fait qu'elle avait un "nouveau compagnon". Le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, avoue désormais craindre le pire alors qu'il espérait des résultats rapides.

"On pense à ces enfants disparus qu'on ne retrouve jamais", confie-t-il à France Info samedi, soulignant que "c'est humainement difficile à vivre et à admettre." Mais l'heure n'est pas au renoncement. "Nous sommes déçus mais pas désarmés", se reprend-il. "Nous sommes même plus déterminés que jamais." Et de conseiller à "ceux qui ont fait ça" de ne pas crier victoire trop vite. Ils "ne doivent pas s'attendre à un relâchement de l'enquête et de notre volonté", prévient-il. "Nous les poursuivrons et nous les feront condamner. S'ils se croient plus forts, ils se trompent". A en croire le procureur, si toutes les pistes sont encore envisagées, celle de l'enlèvement est toutefois privilégiée...

# Posté le jeudi 09 octobre 2008 18:51

Modifié le lundi 20 octobre 2008 02:42

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# Posté le jeudi 09 octobre 2008 18:54

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Il y a les recherches pour retrouver l'enfant et l'enquête pour élucider les circonstances de sa disparition. D'où émergent des éléments troublants que relève le procureur.

Le procureur Jean-Yves Coquillat ne cesse de le répéter : « des moyens énormes ont été engagés pour retrouver le petit Antoine » . Mais, à ce jour, ces recherches sont restées vaines.

Ce qui ne semble pas être le cas de l'enquête sur les circonstances de sa disparition, qui, elle, progresse autour d'éléments que le procureur de Clermont refuse de communiquer « pour ne pas nuire aux investigations en cours ».

Si toutes les pistes sont explorées, dont celle de l'enlèvement, il n'en demeure pas moins que la sphère du couple, son lieu de vie, restent des cibles privilégiées des enquêteurs.

Pour preuve, la visite qu'ont effectuée, la semaine dernière, les juges d'instruction et les enquêteurs au domicile de la mère, en sa présence et celle de son avocat, Me Lebert. Objet de cette énième perquisition : les boucles d'oreille que porte Antoine sur les photos.

« Elles ont été retrouvées à l'endroit que je leur avais indiqué», a précisé Alexandrine Brugerolle. « En punition, je les lui avais enlevées peut-être deux semaines avant le 11 septembre», ajoute-t-elle, agacée de ces recherches qui, pour elle, n'ont « aucun sens » . Sauf, s'il s'agit, une fois encore, de « faire une fixette obsessionnelle sur nous en voulant construire des coupables parfaits, détruire la vie des gens et salir leur image », assène-t-elle.

Le procureur s'en défend, affirme que l'enquête ne se concentre pas sur la mère d'Antoine et sur son concubin. Néanmoins, il relève dans les déclarations de la mère et son comportement, des contradictions, des incohérences, des omissions et une volonté de ne pas collaborer pour faire avancer l'enquête.

« J'observe une mère qui dit qu'on lui a enlevé son enfant, qui affirme qu'on ne fait pas le maximum pour le rechercher et qui refuse de répondre aux gendarmes, les invitant à interroger plutôt les murs et la porte », s'est agacé le procureur lors de sa conférence de presse.

« La garde à vue n'était certainement pas le cadre le plus approprié pour qu'elle collabore », déclarent ses avocats, Mes Lebert et Canis. « Auparavant, il n'y avait pas eu de problèmes, elle s'était toujours tenue à disposition des gendarmes ». Soupçonnée, elle s'est braquée. « La garde à vue est une méthode qu'on utilise quand on veut des aveux », confirme la jeune femme pour expliquer son attitude.(...)

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 16:38

Modifié le jeudi 20 novembre 2008 13:02

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Désolée pour le manque de nouvelles mais je n'ai plus internet pour le moment à cause des intemperris !!!
Je vous souhaite quand meme a tous et a toutes un très joyeux noel...

# Posté le jeudi 25 décembre 2008 09:54